Les verres progressifs

C'est  un problème relativement fréquent, et le patient se voit renvoyé de l'opticien à l'ophtalmologiste et vice-versa, chacun ayant le sentiment d'avoir fait correctement son travail.
On n'insistera jamais assez sur l'incidence du verre progressif sur la proprioception, la posture du porteur, sur la modification de ses habitudes gestuelles.
Je ne suis pas un grand défenseur du progressif.
Malheureusement, le discours des surfaceurs lorsqu'ils présentent leur verre fait totalement abstraction des limites du produit, et  prétend systématiquement permettre une "vision naturelle".
Ajoutons à cela la dérive hyper commerciale du métier d'opticien, et l'on obtient, selon une étude récente  20% de personnes non satisfaites de leur équipement, sans compter celles pour qui l'inconfort n'est pas verbalisé, car considéré comme normal, ou parce qu'elles sont tout de même mieux avec leurs lunettes que sans.

Une paire de lunettes, progressives ou non, une fois sur le nez, doit améliorer immédiatement la vue du patient et ne déclencher aucune gêne. Si gêne il y a, il y aura aussi adaptation et donc amélioration du port de ces mêmes lunettes au bout d'un certain temps. Ces adaptations vont se faire alors au détriment d'un équilibre postural et neurosensoriel existant. Les divers symptômes pouvant accompagner des verres mals adaptés sont multiples, des céphalées, migraines, troubles neuro-végétatifs, troubles de l'équilibre, etc.....

Insistez auprès de votre opticien si vous êtes mal avec vos lunettes et ne repartez pas sur l'éternel :"mais, vous allez vous y faire".

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